Le Salon du Chocolat soigne ses expériences
Bien plus qu’une vitrine du savoir-faire de la filière sucrée, allant du cacao à la pâtisserie en passant par la confiserie, le Salon du Chocolat et de la Pâtisserie de Paris incarne un espace d’échanges et d’expériences unissant le grand public autant que les professionnels. Un positionnement que son organisateur entend renforcer, en développant des contenus et espaces toujours plus innovants.
« Le Salon du Chocolat et de la Pâtisserie de Paris est à la croisée des enjeux de la filière : nous y traitons l’ensemble de la chaine de valeur, en intégrant l’amont agricole, la transformation et la distribution », analyse Marianne Chandernagor, directrice de l’événement. Si l’événement est désormais organisé dans 12 lieux à travers le monde, dont des pays producteurs de cacao comme le Brésil, dernier lancement en date, Paris demeure une plateforme incontournable. 96 000 visiteurs s’y sont pressés l’an dernier. En 2026, 240 exposants sont attendus, avec 500 intervenants sur les différentes scènes et 30 pays représentés dans les allées. Cette 31e édition marque un tournant dans l’histoire du salon, avec une orientation claire décidée par Comexposium, propriétaire de la marque depuis près de 2 ans. « Les salons ne doivent pas uniquement représenter une occasion de consommation, mais parvenir à faire vivre une expérience. C’est dans cet esprit que nous avons développé les démonstrations, les masterclasses ou encore les ateliers pratiques. Cette année, le dispositif est complété avec un espace dédié aux concours, avec notamment la première édition d’une compétition dédiée au Paris-Brest, ainsi que le Choco Live, où les pâtissiers se prêteront notamment au jeu des battles dans un esprit festif, ou encore le nouveau Pavillon Signature, où seront représentés de grands noms comme Nina Métayer et Julien Dugourd », détaille la responsable.
Susciter des réflexions
Le plaisir se prolonge dans la découverte des mouvements qui animent la filière : transmission des entreprises, évolution du visage de la pâtisserie boutique, féminisation des laboratoires, préservation de la culture de l’excellence… « L’enjeu est à la fois de sensibiliser le grand public à ces thématiques, mais aussi d’accompagner les individus engagés dans un parcours en reconversion professionnelle, qui sont nombreux à visiter le salon », observe Marianne Chandernagor. De quoi nourrir les corps autant que les esprits… tout en se tournant avec force vers un public professionnel, jusqu’alors présent de façon très silencieuse au sein du visitorat. « Nous avons identifié 3 500 professionnels dans nos allées l’an passé. Pourtant, tous les chefs viennent découvrir notre salon ! », note la directrice, dont les statistiques parviennent également à faire ressortir la présence de 8% d’étrangers et de 30% de visiteurs provenant d’autres régions que l’Ile-de-France.
Une offre toujours plus professionnelle
Face à ce constat, le Salon du Chocolat et de la Pâtisserie de Paris muscle son offre et rebaptise l’espace dédié aux experts du sucré : l’appellation Village B2B est remplacée par Choco Lab. Le dispositif est complété par un outil de business meeting permettant de structurer la prise de rendez-vous et de faciliter les rencontre entre l’offre des exposants et le projet des visiteurs : « Nous avons la capacité de couvrir l’ensemble de la chaine de valeur : producteurs de fèves, accompagnement au sourcing en bean to bar, artisans chocolatiers ou distributeurs en quête d’inspirations ou de produits innovants… L’objectif est de mieux structurer nos cibles et notre offre en fonction des publics. » Pour mieux fédérer les chefs autour de l’événement, une soirée leur sera également dédiée le jeudi 29 octobre, pour offrir plus de convivialité et générer de précieux échanges.
Le Choco Lab, un concentré de solutions
Des matières premières aux équipements en passant par le packaging et les accessoires, le Choco Lab s’impose comme un espace privilégié pour découvrir les dernières solutions, avec plus de 35 exposants. « L’objectif est également d’accompagner les professionnels de façon globale dans leur gestion d’entreprise : recrutement, formation, vente en ligne, gestion de l’image de marque ou des réseaux sociaux, logiciels… », précise Marianne Chandernagor.