Benoît Castel titré Pâtissier Mondial par l'UIBC

, mis à jour le 17/07/2026 à 05h04
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Benoît Castel à Singapour, à l'occasion de la cérémonie de remise des prix organisée par l'UIBC.

Le chef pâtissier breton Benoît Castel, qui possède trois boutiques à son nom, s'est vu remettre le titre de "World Confectioner of the Year 2026", soit pâtissier mondial, lors d'un événement organisé à Singapour par l'Union Internationale des Boulangers et Pâtissiers (UIBC). Une consécration pour l'artisan et le marqueur d'une époque où la pâtisserie descend dans la rue pour rencontrer les plaisirs du pain.

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Le sourire et l'oeil malicieux. Au delà de ses nombreuses créations, c'est aussi et surtout une attitude, une approche singulière et libérée des carcans, qui caractérise Benoît Castel. Ce 14 juillet, à Singapour, le chef breton de 53 ans n'avait pas renoncé à ses fondamentaux pour recevoir ce qui s'apparente à la consécration d'une carrière toute entière. Le titre "World Confectioner of the Year 2026", remis par l'Union Internationale des Boulangers et Pâtissiers (UIBC), est parfois considéré comme l'équivalent du "meilleur pâtissier du monde". Faut-il chercher ici une quête de l'affirmation de soi et la volonté d'exister au dessus des autres ? "Recevoir une telle distinction est une immense fierté, mais surtout une belle reconnaissance d’un travail collectif. Derrière chaque pain, chaque pâtisserie, chaque gâteau, il y a une équipe passionnée, des producteurs, des artisans, des fournisseurs et des clients qui me font confiance depuis toutes ces années. Cette récompense, je la partage avec eux, avec mes équipes, avec ma fille Margot, et avec tous ceux qui poussent la porte de nos boutiques, parfois depuis plus de vingt ans", a résumé le chef sur le réseau social Instagram. Une récompense qui prend donc une portée collective, mettant de côté les logiques d'ego qui caractérisent souvent le secteur de la création sucrée.

Un parcours prestigieux

Passé par les cuisines d'Hélène Darroze ainsi que les laboratoires de la Pâtisserie de l'Eglise (Paris 20e) et de la Grande Epicerie de Paris (Paris 7e), Benoît Castel a acquis une solide expérience avant de choisir d'entreprendre à son tour. La petite boulangerie quartier, baptisée Joséphine (Paris 6e) et pensée avec la complicité de Jean-François Celbert, laissera rapidement la place à un plus vaste projet. Désormais, ce sont trois boutiques - dont l'emblématique navire amiral de la rue de Ménilmontant, où prend place chaque dimanche un brunch devenu incontournable - qui peuplent le territoire parisien avec le nom du chef-entrepreneur... avant l'ouverture d'un quatrième point de vente prochainement, dans le 11e arrondissement. En parallèle de cette vie écrite en lettres capitales, Benoît Castel n'a pas oublié de garder la tête à l'Ouest et les pieds dans la terre. Son potager breton vient approvisionner ses boutiques en produits frais, et apporter une note d'air iodé en plein coeur de la capitale. 

Défendre le goût

C'est cet engagement au plus près du produit que le pâtissier défend depuis plusieurs années, ayant questionné une grande partie des codes qui façonnaient son propre métier. Refus des colorants, développement de recettes simples et naturelles, culture du fait-maison portée sur la quasi-totalité des références et des préparations... celui qui est devenu "pâtissier-boulanger" comme il le décrit lui-même n'a eu de cesse de développer son niveau d'engagement. Une culture centrée sur le goût qu'il déploie également sur le pain, entre levains naturels, farines Bio et installation récente d'un moulin au sein même de l'entreprise.

Rémi Héluin, Rédacteur en chef du magazine Zepros Boul-Pat
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