La réduction du sel dans le pain préserve la santé publique
L'accord collectif signé en 2022 entre les acteurs de la filière blé-farine-pain et le Ministère de la Santé porte ses fruits. La réduction du taux de sel dans le pain qu'il a instauré a des effets notables sur la santé publique : une étude publiée par Santé publique France en janvier dernier évalue ces derniers sur le sujet de la pression artérielle... et dévoile des résultats probants.
8 400. C'est le nombre d'hospitalisations liées à des maladies cardiovasculaires, cérébrovasculaires et rénales qui pourraient être évitées chaque année grâce à l'accord collectif de réduction du sel dans le pain signé en 2022. Ainsi, ce sont plus de 136 000 journées d’hospitalisation qui seraient économisées, réduisant sensiblement la charge pesant sur les soignants. Santé publique France a étudié les effets positifs de ce dispositif inédit, au travers d'une étude publiée dans la revue scientifique Hypertension en janvier 2026. Echelonné en trois phases et fixant des objectifs spécifiques à chaque type de pain, avec des baisses de 17 à 25% selon les catégories (pains courants - objectif à 1,40g/100g de pain, pains complets ou céréales - objectif à 1,30g/100g de pain, pains de mie - objectif à 1,10g/100g de pain), il a été suivi d'actions concrètes de la part des acteurs de la filière.
Un engagement respecté
Les relevés publiés par l'Observatoire de l’Alimentation (Oqali) en mai dernier rapportaient que le taux de conformité atteignait 80% sur les produits testés. « Ces résultats démontrent que les démarches volontaires portées par les professionnels peuvent avoir un impact concret et mesurable sur la santé des Français. La filière boulangerie est fière d’avoir contribué à cette avancée collective, qui concilie responsabilité, innovation et plaisir alimentaire », se réjouit Paul Boivin, Délégué général de la Fédération des Entrepreneurs de Boulangerie.