Le chocolat, grande victime des canicules

, mis à jour le 11/07/2026 à 15h24
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Chocolat et fraises

Lorsque le mercure monte, les saveurs cacaotées voient leur attrait fondre au sein du public. Si le phénomène peut être documenté en grande distribution grâce aux statistiques qui portent sur le secteur, la filière artisanale n'en est pas moins touchée, avec des conséquences fortes sur l'activité des entreprises. De quoi accélérer la logique de diversification et de résilience déjà adoptée dans ces dernières.

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-20 % : c'est le recul de la consommation (en volumes) de chocolat observée par le panéliste NielsenIQ sur la semaine du 22 au 28 juin 2026, en comparaison avec la même période de l'année 2025. Un décrochage brutal qui s'explique par la vague de chaleur subie par le pays sur les journées analysées, venant accentuer un phénomène de déconsommation déjà engagé sur cette catégorie suite à la période de forte inflation liée à la crise du cacao de 2023/2024. L'aspect tarifaire n'est cependant pas l'explication à retenir ici, puisque le sucre connaît une problématique similaire (à -20 % également), avec des volumes affichant un repli similaire. Si le canal étudié ici est la grande distribution, les boutiques artisanales subissent une chute drastique de consommation : face à la chaleur, les individus réduisent naturellement la part des glucides dans leur alimentation, délaissant donc le pain mais aussi les viennoiseries ou pâtisseries, souvent considérées comme trop riches dans ce type d'environnement.

La filière sucrée en souffrance

Pour les boulangers, les leviers d'adaptation sont variés. Non seulement les volumes de production doivent être adaptés - des outils de prévision de ventes, tels que ceux intégrés au système d'encaissement Toporder by myPOS ou rassemblés dans des solutions dédiées comme Inpulse, permettent de le faire de manière efficace -, mais la construction même des gammes est appelée à être pensée en conséquence. Privilégier les salades côté snacking, miser sur des recettes plus légères et fruitées en pâtisserie, développer l'offre de glacerie... autant d'efforts que déploient un nombre croissant de professionnels. Les spécialistes du sucré que sont les pâtissiers et les chocolatiers adoptent la même logique mais sont sans doute les plus touchés, les périodes de chaleur réduisant la fréquentation du fait de l'absence de produits participant au coeur de l'alimentation. Ainsi, le caractère saisonnier de leur activité s'amplifie, étant toujours plus centrée sur des périodes festives et les temps froids, désormais marginaux.

Rémi Héluin, Rédacteur en chef du magazine Zepros Boul-Pat
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