Une consommation sous influence, le nouveau défi de la filière gourmande

, mis à jour le 15/06/2026 à 21h16
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Consommation et digital

Les réseaux sociaux occupent une place clé dans la construction des choix alimentaires des consommateurs. Deux sondages, réalisés par OpinionWay pour le compte de SIAL Paris et de Orisha, démontrent l’impact croissant des contenus diffusés par les marques, influenceurs et experts santé… avec des conséquences directes pour les professionnels du sucré.

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Le jeune public entretient une relation toute particulière avec les contenus numériques. Ces derniers occupent une place clé dans leur parcours d’achat et la définition de leur mode de vie. Les réseaux sociaux constituent en effet les principaux vecteurs de découverte pour les nouveaux produits, à hauteur de 57% chez les personnes âgées de 15 à 25 ans, selon un sondage réalisé par OpinionWay pour Orisha. Dans ce vaste ensemble que représentent les plateformes, TikTok occupe désormais une place clé, représentant la principale source d’information produit (68% du public), suivie d’Instagram (53%). Au-delà du fait que cette phase d’approche peut ensuite donner lieu à des actes d’achat immédiats, elle façonne à plus long terme les pratiques alimentaires et crée un nouveau rapport à la gourmandise. « Les réseaux sociaux captent en temps réel les nouvelles envies alimentaires », confirme Audrey Ashworth, directrice du salon SIAL Paris. Ce rendez-vous incontournable de la « planète food » s’est lui aussi intéressé à l’impact de médias virtuels… sur des actes d’achat bien réels.

Une consommation en pleine transformation

L’événement a, lui aussi, confié à OpinionWay la mission d’interroger la population, avec des résultats éclairants. Plus de la moitié (52%) de la population française modifie ses habitudes alimentaires suite à la consultation de ces supports. Tester de nouvelles recettes (44 % du public), manger plus sain (41 %) ou s’ouvrir à une consommation décomplexée (36%), rattachée à la fameuse « porn food »… Les réseaux sociaux soufflent le chaud et le froid. Pour les entreprises du secteur agroalimentaire, s’adapter aux tendances diffusées sur ces plateformes n’est plus une option, d’autant que les 18-24 ans - qui seront les consommateurs clé de demain - sont les plus perméables à ces messages. Pour eux, croquer dans une tablette de chocolat Dubaï, découvrir un snack innovant, tester des aliments aux fortes promesses en terme de santé… est une évidence plus qu’une option parmi tant d’autres. Au risque de bousculer durablement le paysage gourmand.

Rémi Héluin, Rédacteur en chef du magazine Zepros Boul-Pat
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